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Pourquoi ce blog ? 11 août, 2010

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J’ai entrepris l’écriture de ce blog pour faire le deuil de la mort de ma famille, et surtout du décès de mon père et de ma soeur.

Ils sont morts depuis 24 ans et pourtant, il me semble que c’était hier. Pour moi, la vie s’est arrêtée ce jour-là. Je ne me suis jamais remise de leur mort.

C’est pourquoi ce blog constitue l’un des moyens destinés à me permettre de faire mon deuil de la mort de mon père Raymond, de ma soeur Sylviane et de ma mère Julie. 

Ecrire est un moyen de se libérer…  Plus facile, plus libératrice qu’une psychothérapie traditionnelle, la thérapie par l’ecriture présenterait pas mal d’atouts car il est plus facile de livrer certains secrets à une feuille de papier plutôt qu’à une personne.

 L’écriture est un fil de vie qui respire et bouge au fur et à mesure des évènements de la vie : les deuils sont des passages uniques et ils servent à changer de dimension. L’écriture en ce cas, serait de laisser filer ce qui vient, ce qui sort, un torrent de mots qui peuvent se dérégler, autant dans le vocabulaire que dans la syntaxe. Sans tomber dans l’écriture automatique, nous pouvons lever la censure du langage écrit et de ses codes. Nous pouvons laisser la rage, la colère, l’impuissance vivre son rythme et déformer, laisser déformer nos lettres… laisser aller ce qui vient, même si c’est incohérent. Nous pouvons ainsi marier le sens des mots et le dessin des lettres en s’accordant le droit de ne plus faire comme d’habitude, de faire autre chose, car la situation de rupture est une autre chose qui arrive dans notre vie.

Le travail sur le deuil avec la technique de libération émotionnelle EFT 15 août, 2010

Posté par energy125 dans : Non classé , ajouter un commentaire

Par Tania Prince, EFT Master

Introduction

La perte d’une personne aimée peut causer une détresse émotionnelle extrême. Dans certains cas cette détresse peut durer des années. L’EFT est un outil fantastique qui peut aider les gens à traiter ces émotions difficiles et accéder à un espace où ils peuvent trouver la paix intérieure.

L’article qui suit traite de la stratégie de base que j’emploie pour les deuils.

Pour aider à éclairer le processus, j’utilise un cas sur lequel j’ai travaillé et dans lequel la cliente a développé des attaques de panique peu après le décès de son père.

Le travail sur le deuil

Dans ma pratique j’ai eu affaire à des problèmes de deuils à maintes reprises. J’utilise une stratégie simple en trois étapes :

  1. Traitement des blocages éventuels et explication du processus
  2. Traitement du traumatisme et des émotions qui accompagnent le deuil
  3. Installation, en tapotant, de croyances positives

1. Traitement des blocages éventuels et explication du processus

L’établissement d’un bon rapport est crucial pour la réussite d’une thérapie. Comprendre les systèmes de croyances des clients et travailler dans leur cadre, aide à maintenir le rapport. Par conséquent la première chose que je fais toujours lorsque je travaille sur un problème de deuil est d’étudier la structure des croyances du client. Quand je connais ses croyances, je travaille avec elles, même si elles sont différentes des miennes.

Les croyances que les gens ont à propos de la mort sont extrêmement variées. Bien que beaucoup de clients aient une forme de croyances spirituelles, j’ai aussi travaillé avec des gens dont la croyance se résumait à « la mort, c’est la mort », nous n’existons plus, sous quelque forme que ce soit. Sachant tout cela dès le début de la séance, je risque moins de dire par inadvertance des choses qui seraient en conflit avec leur système de croyances et qui risqueraient d’entacher le rapport. J’obtiens également ainsi des informations utiles pour le cas où j’utiliserais des recadrages* avec l’EFT. (*Les recadrages sont couramment employés en thérapie. Il s’agit d’une méthode linguistique pour aider les gens à changer leurs perceptions des problèmes. Associés à l’EFT ils sont très puissants.)

Un obstacle sur lequel j’ai buté fréquemment c’est que les gens peuvent être perturbés à la pensée de se départir des émotions qui accompagnent la perte de l’être cher. Ils craignent en quelque sorte que perdre leurs émotions « négatives » signifie qu’ils ne penseront plus à lui, etc… C’est comme s’ils allaient perdre complètement cette personne. Pourtant mon expérience de l’EFT avec ce problème montre que tout ce qu’ils perdent ce sont leurs émotions négatives. Et il s’ensuit tout naturellement et automatiquement qu’ils commencent à se rappeler les bons moments et leurs bons souvenirs de cette personne et qu’ils en éprouvent des sentiments agréables. Partager ces informations avec le client avant de tapoter permet aux séances de se dérouler bien plus paisiblement.

Dans la pratique, je demande au client de tapoter le point de karaté. Et tandis qu’il tapote nous parlons simplement, sur le ton de la conversation, et nous commentons ce qu’il se passe pendant ce processus. Après avoir discuté de tout cela avec le client, je lui demande toujours la permission de continuer en lui disant « Est-ce que ça va pour vous ? »

La raison pour laquelle je me suis mise à ajouter l’étape ci-dessus aux séances sur le deuil est que j’avais remarqué de temps en temps que les clients commençaient à être mal à l’aise lorsque nous nous mettions à tapoter sur le traumatisme du deuil. Ils étaient choqués, et avaient peur que cela marche. Je n’ai plus cette réaction à présent.

2. Traitement du traumatisme du deuil

Quand je travaille sur des problèmes de deuil je fais toujours descendre l’intensité des émotions négatives à zéro. Avec l’EFT il est possible de le faire même pour les souvenirs les plus horribles. Je dégage toutes les émotions négatives et les traumatismes reliés à la mort. La quantité de travail nécessaire peut varier énormément d’un client à l’autre.

L’un des traumatismes associés au cas dont je parle dans cet article était les visites à l’hôpital. Le père, qui recevait beaucoup de médicaments, se réveillait généralement, et disait : « Vous n’êtes pas toujours là, n’est-ce pas » ?

C’était très traumatisant pour ma cliente comme pour sa mère. Aussi chaque fois qu’il commençait à se réveiller la mère disait :

« Recouche-toi »

La mère et la fille se cachaient pour qu’il ne les voie pas. Pour traiter cette situation nous avons employé la technique EFT du cinéma (« movie technique ») associée à des recadrages et en quelques secondes de tapotements sa charge émotionnelle fut dissipée. Le résultat obtenu pour cet évènement spécifique se généralisa à toutes les autres fois où elles avaient dû se cacher.

Je traitai aussi avec succès le moment où elle réalisa qu’il était mort. Dans le cas présent la cliente l’appela le « problème du film jaune ».

Il y avait d’autres traumatismes, dont le sentiment que son père ne l’aimait pas, parce qu’elle avait découvert qu’il avait fait plusieurs tentatives de suicide dans sa vie. J’ai à nouveau utilisé les recadrages et l’EFT pour traiter cela.

3. Installation, en tapotant, de croyances positives.

Bien que je n’utilise pas cette étape avec tous les clients, j’ai trouvé que pour beaucoup d’entre eux cette partie de la thérapie avait été très salutaire.

Dans le cas présent la cliente avait de fortes convictions spirituelles. Elle croyait que la vie continuait sous une forme ou sous une autre après la mort. Aussi je lui ai demandé, tandis que nous tapotions sur le point de karaté :

« Dans ce cas, où pourrait être votre père maintenant » ?

Elle jeta un coup d’œil à une chaise de mon cabinet et dit :

« Il serait là en train de nous écouter ».

Avec les yeux de l’esprit elle le voyait, avec sa veste verte, la main en cornet derrière son oreille. (Elle se rappelle encore affectueusement et de manière très vivante, même des mois après, comment elle visualisait son père ce jour-là.)

« Et est-il heureux » ?

Elle dit qu’il était « grandement amusé » et intéressé par ce que nous étions en train de faire.

Bien que je n’aie pas posé la question suivante dans ce cas, je l’ai fait dans d’autres, où cela m’avait paru approprié :

« Et vous rencontrerez-vous de nouveau, à un moment donné » ?

« Oh oui », est la réponse que je reçois en général. De nombreux clients retirent beaucoup de profit de cette discussion.

Vérification

Lorsque nous en avons eu terminé avec ces étapes, j’ai demandé à la cliente :

« Quand vous pensez à votre père, que se passe-t-il ? »

En posant la question de cette façon je lui donne la permission de dire ce qui lui vient, quoi que ce soit, et je ne l’incite pas à me donner une réponse positive.

Spontanément (sans aucun effort) le visage de la cliente s’illumina parce qu’un souvenir positif lui venait à l’esprit. Il ne faut pas que les clients aient à essayer de penser positivement, s’ils ont à faire un effort, c’est qu’il y a encore du travail à faire.

La cliente me raconta qu’après la séance de thérapie, elle ne ressentit plus jamais la tristesse qu’elle avait eue après la mort de son père. En fait elle pouvait se rappeler son père avec tendresse, avec le sourire.

Après la thérapie EFT

Cette conversation eut lieu plusieurs mois après la fin de la thérapie.

Quand je l’interrogeai sur son père, la cliente dit :

« Je peux regarder la photo de mon père en me sentant bien. » Elle poursuivit : « Quand je pense à lui, je me le rappelle montant l’escalier, l’air heureux ».

« Je peux aller sur sa tombe sans me sentir triste du tout. En fait je nettoie la pierre tombale, je prends les fleurs, et je dis, « Et voilà, Papa ! » et je nettoie même la pierre tombale d’à côté, parce que Papa faisait toujours des réflexions, quand il était de ce monde, sur les voisins qui n’entretenaient pas l’endroit ».

Quand je lui ai demandé si elle sentait que son père l’aimait, elle m’a répondu sans réfléchir, « Bien sûr que oui ».

Ecrit par Tania A. Prince, EFT Master (son site : www.eft-courses.co.uk)

Texte du site de Gary Craig www.emofree.com/Articles2/grief-bereavement-tania.htm (lettre d’information du 20 juillet 2007) .

traduit par Martine Mauvais Praticienne et Formatrice EFT 

Regrets 12 août, 2010

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En fait, je n’ai pas su me rapprocher de mon père lorsqu’il était vivant. Le fossé des générations? Un manque de maturité de ma part? Certainement. Je pense qu’aujourd’hui, ce serait différent.

C’est sûr qu’une personne de 20 ans ne peut pas avoir la maturité de quelqu’un qui a le double de son âge ! Et puis, il y a aussi le vécu ! Quand j’étais jeune, je me laissais facilement éblouïr par les apparences! Aujourd’hui, il n’y plus grand chose qui m’impressionne…

Ma difficulté à reconnaitre la mort de mon père Raymond

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Lorsque mon père Raymond est mort, j’ai eu du mal à le réaliser… Je ne l’imaginais pas mort. Pour moi, c’était comme s’il était toujours là… il m’arrive encore de faire des rêves  dans lesquels il est présent comme s’il vivait encore aujourd’hui.

Je trouve qu’il y a une sorte d’injustice car Raymond est mort à 66 ans. Il n’a pas eu le temps de profiter de sa retraite.

En plus, je n’ai pas eu le temps de bien le connaître car j’étais jeune à l’époque … je n’avais pas de proximité avec lui car j’avais les préjugés de la jeunesse ambitieuse … je voulais réussir … et Raymond ne correspondait pas à mes modèles… maintenant que je suis plus agée avec davantage d’expérience de la vie, je me rends compte que ces choses là n’en valaient pas la peine… et je regrette… mais maintenant, il est trop tard…

Où que tu sois, papa, je te demandes pardon pour mon aveuglement. Si tu savais comme je regrette…

Des thérapies pour se libérer de ses émotions

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J’attends d’une thérapie qu’elle me permette de me sentir unifiée, entière et totalement vivante.

Je suis, en effet, encombrée par des émotions lointaines, enfouies tout au fond de moi et que je sens gronder de temps à autre, se rappelant à mon bon souvenir… J’étouffe sous le poids de ces émotions tenaces que je n’arrive plus à maîtriser en essayant de les faire taire. Aujourd’hui, je ressens le besoin d’évacuer les colères jamais exprimées, les larmes refoulées, ou encore les peurs rationalisées qui m’empêchent de vivre pleinement aujourd’hui, en accord avec moi-même…

Je souhaite pouvoir les revivre dans un cadre rassurant, véritable contenant thérapeutique, afin de m’en libérer, de les exorciser : mettre tous ces ressentis au grand jour, ne plus les garder prisonniers de mon être… Je pressens que cette libération passe par une expression globale. D’ailleurs, j’accorde une grande importance à la dimension corporelle, à la puissance des émotions, et aux expressions diverses et variées des tensions intérieures. Je recherche une méthode qui me permette de faire la paix avec mon monde intérieur, mon corps, avec les autres et avec moi-même. Comment ? En ouvrant enfin certaines portes derrière lesquelles s’accumulent les émotions comprimées que je souhaite désormais voir circuler librement. Car l’important pour moi est de pouvoir me reconnecter avec la vie, avec son élan, et de pouvoir savourer en paix le présent en restaurant une harmonie globale et en apprenant à réguler la vague des affects.

Ainsi, la rédaction de ce blog, qui constitue une approche du type art-thérapie, pourrait répondre à mes attentes.


La dépression réactionnelle

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La dépression réactionnelle (ou psychogène) est un trouble fréquent « déclenché » par un évènement spécifique ou par l’accumulation d’une tension psychique.

La dépression réactionnelle

Au cours d’une telle dépression, on constate une humeur triste, morose, avec des pleurs fréquents. Cette humeur est très fluctuante d’un jour à l’autre. Elle est souvent aggravée en fin de journée. La tristesse est sensible aux stimulations de l’entourage et s’atténue en cas de réconfort ou d’attentions particulières. Une demande d’aide indirecte est fréquente (la personne évoque notamment la mort et le suicide).

On constate souvent une dévalorisation de soi, un manque de confiance, une grande anxiété, une fatigue permanente et un sentiment d’inutilité de tout. Au cours de cette maladie, il est habituel d’avoir des conduites d’échec, c’est-à-dire de prendre des décisions ou des orientations dont il est clair dès le début qu’elles aboutiront à des fiascos. Les signes d’anxiété sont généralement prépondérants, en particulier les difficultés d’endormissement ou, au contraire, le sommeil «refuge».

Les causes et l’évolution de la dépression réactionnelle

Ce type de dépression survient en général sur des personnalités fragiles. On retrouve fréquemment un facteur déclenchant tel qu’un deuil.

Le traitement de la dépression réactionnelle

Les antidépresseurs sont utilisés avec succès dans ce type de maladie, mais peuvent mettre plusieurs semaines avant d’être efficace. Ils doivent être pris pendant plusieurs mois et ne doivent surtout pas être arrêtés brusquement ou sans consultation médicale. Parfois, une psychothérapie de soutien peut être nécessaire.

Le travail de deuil

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Quand le choc disparaît la douleur surgit. On parle de réel travail de deuil lorsque le chagrin, la révolte ou la colère, l’anxiété ou l’angoisse, le désir de contact avec la personne disparue et les pleurs commencent. L’endeuillé entre alors dans une phase d’acceptation de la réalité difficile et exigeante.

L’état dépressif réactionnel qui s’installe alors traduit la phase la plus importante du deuil. On retrouve les signes physiques habituels de la dépression avec une perte du plaisir et de l’intérêt de manger, une fatigue intense avec un délaissement des occupations antérieures et des insomnies. Des troubles intellectuels et affectifs se manifestent également avec une perte de l’attention et de la concentration, avec une humeur triste, une sensibilité accrue à tout détail et souvenir évocateurs du disparu, des crises de larmes.

La dernière phase est une période de détachement et de reconstruction. La guérison s’annonce, l’endeuillé réinvestit son énergie dans de nouveaux projets et reformule un sens à sa vie

Faire son deuil 11 août, 2010

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Accepter le départ de quelqu’un, accepter sa mort, ne va pas de soi. Face à la mort d’un proche, un travail sur soi est à faire, qui demande du temps. C’est tout un chemin qui nous fait parcourir, chacun à notre manière, plusieurs étapes : du refus à l’acceptation paisible, en passant par la révolte, le marchandage, la dépression. De tout deuil nous pouvons faire une source de vie.

Apprendre à perdre

    Dans ce qu’il est convenu d’appeler le “ travail de deuil ”, on peut voir cinq étapes. Elles jalonnent la confrontation à la mort de l’autre. Vivre, c’est apprendre à perdre, à mourir un peu. Affronter un deuil dépend de l’histoire de chacun, et de la façon dont il est accompagné. Chaque deuil est unique.

Le déni

    Dans un premier temps se manifeste un déni de la réalité : “ Ce n’est pas possible, ce qui arrive n’est pas vrai, je n’y crois pas…” Ce refus d’accepter la réalité constitue une sorte d’auto-défense devant l’inéluctable. Toute notre énergie vitale s’insurge devant une réalité et prétend la nier. Dans un premier temps, c’est une réaction saine, normale, face à ce qui arrive, mais s’y enfermer, ne pas parvenir à la dépasser peut devenir grave. Une fois le premier choc passé, l’évidence va finir par s’imposer.

La colère

    Le déni passé laisse souvent place à l’expression de la colère, de la révolte. Un sentiment d’injustice apparaît, d’autant plus intense que la mort est inattendue ou les liens avec le défunt étroits : “ Pourquoi lui ? C’est injuste à son âge, dans sa situation. Pourquoi me fait-il cela ? Qu’ai-je fait pour mériter cela ?… ” Cette étape est spécialement difficile à dépasser. Peut-être parce que, confrontés au problème de la mort, et surtout de cette mort, nous n’avons pas de réponse claire, d’explication naturelle. Nous cherchons un coupable : Dieu, les forces du mal, la société, le corps médical, ou nous-même. Ces manifestations agressives ont besoin de s’extérioriser. Elles sont l’expression d’une forte charge émotionnelle qui doit pouvoir s’alléger. La façon dont la personne est entourée, écoutée, réconfortée, compte beaucoup.

Le marchandage

    Le stade de la colère fait place à une sorte de marchandage : “ S’il revivait, tout serait différent, cela ne se passerait pas comme cela, telle étape serait vécue autrement. ” Il s’agit là d’une nouvelle forme de refus de la réalité mais très différente de la première. Elle se raccroche à l’imaginaire pour intégrer ce qui s’est passé mais en imaginant un autre scénario. La personne tente de régler d’anciens contentieux, d’améliorer ce qui a été vécu afin de se déculpabiliser.

La dépression

    Dans la majorité des cas, le travail de deuil passe ensuite par une phase de dépression. Chagrin, découragement, repliement sur soi, marquent cette étape. L’évidence s’est imposée et ses conséquences apparaissent concrètement : soucis familiaux, solitude future, difficultés financières, démarches administratives, etc. De nouveau, la qualité de présence de l’entourage est déterminante pour surmonter cette phase de dépression.

L’acceptation

    La dernière phase du travail de deuil est celle de l’acceptation pacifiante. Les grands combats sont passés, les tempêtes apaisées. On s’autorise à vivre sans l’absent et on peut réapprendre à vivre. L’absence est réelle mais elle n’est pas totale. Une autre relation avec le disparu s’instaure. La restructuration intérieure s’achève. De temps à autre, l’émotion peut ressurgir mais ce n’est plus un flot qui submerge tout sur son passage.

Donner du temps au temps

    Dans notre monde de l’instantané et de l’éphémère, on voudrait se “ débarrasser ” de la souffrance le plus vite possible. Mais le processus de guérison prend du temps. Négliger ces différentes étapes, c’est risquer de gommer la mort par des paroles trop rapides : “ Il est heureux maintenant, il va nous aider. ” Même si elles sont vraies, elles demandent de donner du temps au temps, le temps de mettre en place une nouvelle relation avec le défunt. Tout ce que son départ a bousculé demande un nouvel équilibre. La vie a repris sa place. Et aimer de nouveau, ce n’est pas trahir celui qui est parti.

Un blog outil de développement personnel

Posté par energy125 dans : Non classé , ajouter un commentaire

Ce blog est un outil de développement personnel. Il constitue l’un des moyens destinés à me permettre de faire mon deuil de la mort de mon père Raymond, de ma soeur Sylviane et de ma mère Julie. 

Le blog constitue, en effet, une nouvelle thérapie si l’on en juge par les millions de blogs dans lesquels des personnes se racontent chaque jour sur Internet. Exercice d’intimité publique, le blog peut aussi se révéler un outil de connaissance de soi et de développement personnel. Souvent crée lors d’une période difficile de la vie, le blog permet de mettre ses problème à distance, de les considérer autrement. Outil de développement d’un genre nouveau, il aide à garder le cap quand l’existence prend un tour inédit. De plus, le blog renforce l’estime de soi car il est lu par des internautes, il permet de donner sa vision de chose, de confier ses problèmes à des inconnus ce que l’on n’ose pas avouer à ses proches…

Ecrire est aussi un moyen de se libérer… J’ai déjà entamé plusieurs psychothérapies sans résultat tangible… il y a le problème de confiance avec le thérapeute… toujours avec la crainte du jugement …

La thérapie par l’écriture c’est comme une psychothérapie traditionnelle sauf qu’au lieu de se passer par la parole, tout se fait par l’écriture.Un blog outil de développement personnel fleche 

Les avantages de l’écrit par rapport au divan sont au nombre de deux :

-  en écrivant, on met sur le papier des choses que l’on n’aurait jamais osé prononcer parce que l’on en a honte

- la thérapie par l’écriture  serait plus libératrice que la parole. «Les paroles s’envolent alors que les écrits demeurent». En écrivant, on donne une existence à ce que l’on pense. C’est comme si on faisait un travail de rangement, de classement. Une fois écrits, les souvenirs ne nous encombrent plus l’esprit. «C’est un acte d’expulsion». De plus, on peut relire à loisir ce que l’on avait écrit, pour mieux se persuader que tel ou tel événement existe en dehors de nous.

Plus facile, plus libératrice qu’une psychothérapie traditionnelle, la thérapie par l’ecriture aurait donc pas mal atout… il est plus facile de livrer certains secrets à une feuille de papier plutôt qu’à une personne.

 L’écriture est un fil de vie qui respire et bouge au fur et à mesure des évènements de la vie : les deuils sont des passages uniques et ils servent à changer de dimension. L’écriture en ce cas, serait de laisser filer ce qui vient, ce qui sort, un torrent de mots qui peuvent se dérégler, autant dans le vocabulaire que dans la syntaxe. Sans tomber dans l’écriture automatique, nous pouvons lever la censure du langage écrit et de ses codes. Nous pouvons laisser la rage, la colère, l’impuissance vivre son rythme et déformer, laisser déformer nos lettres… laisser aller ce qui vient, même si c’est incohérent. Nous pouvons ainsi marier le sens des mots et le dessin des lettres en s’accordant le droit de ne plus faire comme d’habitude, de faire autre chose, car la situation de rupture est une autre chose qui arrive dans notre vie.
 

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